Journalistes: La loi du plus flexible dépasse la loi du plus fort.

10 janvier 2010

Transition

On a beaucoup entendu parler du danger du métier de journaliste depuis l’arrivée des journaux gratuits en masse.
La qualité du contenu de journaux serait compromise par une pratique journalistique trop déterminée, selon les experts, par les besoins économiques des éditeurs.
A la place de sujets approfondis, on aurait une multitude de petits articles, repris de dépêches d’autres journaux, mais surtout d’internet.
Le public choisit ses sources d’information écrites, d’un côté on a les journaux gratuits, d’un autre côté on a l’internet avec Google et les blogs. Deux sources d’information différentes parfois complémentaires.

Tout d’abord faudra-t-il se poser la question sur ce que le public demande et deuxièmement considérer le rôle des journalistes comme les détenteurs de la parole ultime, ou plutôt, ceux qui ont la responsabilité d’offrir au public l’information qu’il est censé de savoir. Lire le reste de cet article »

Peinture Romantique (XIX siècle)

20 décembre 2009

Je trouve passionnant le XIX siècle, il est, selon moi, la plus belle période et la plus riche dans toutes les expressions artistiques ensemble.
Dès le début du siècle, la pensée humaine était encore imprégné du raisonnement scientifique caractéristique du XVIII siècle, déjà sécularisé, l’esprit rationnel a peut être laissé une ouverture volontaire à l’aspect abstrait de la raison, à ce qui est caché dans la profondeur de l’existence humaine, et voulait quelque part rattraper l’excès de rationalisme en explorant l’âme et sa complexité. Ceci a donné lieu à une émergence des arts de la pensée, de l’écriture, de la musique, et d’une forme rafraichie de représenter les choses par l’image. L’art exprime la requête de la profondeur humaine.

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1850 Fairies in the Meadow Nils Johan Olsson Blommér (1816 - 1853)

Les conflits entre les opposés et les paradoxes sont exaltés : les sentiments précèdent à la raison, a beauté est tragique, mais aussi, l’individu, seul avec son âme et ses pensées (qui semblent en faire qu’une seule entité) puisse sa force dans la tragédie humaine, il sent et il réfléchit, il dénude la misère, il réclame l’amour.

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Thomas Cole, The Titan’s Goblet, 1833, Metropolitan Museum of Art, New York
Toutes les références historiques sont dans les textes ou dans les images conservées: cartes, couvertures de magazine, affiches, mais la source la plus complète qui fait participer le spectateur de manière intemporelle est définitivement la peinture.
Mes images préférées sont celles des paysages romantiques, dans lesquelles l’artiste dissimule l’individu à l’intérieur du paysage, comme s’il se découvrait soi même dans toute la grandeur de la nature.   Le Gobelet de Titan es une oeuvre exceptionnelle du symbolisme de l’imaginaire romantique.

Regardons cette image, comment ne pas être frappé par la proportion consacrée à la beauté du paysage plus qu’aux personnages?
La réprésentation la plus romantique et symbolique du passage de temps est l’arc-en-ciel, qui apparaît en même temps que les nuages se dissipent pour laisser place à un ciel bleu illuminé.

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Joseph Anton Koch, Heroic Landscape with Rainbow, 1815, Neue Pinakothek, Munich

Les objets quant à aux, ils semblent moins parlants, car dans notre regard, ils semblent décontextualisés de leur temps. L’image est statique, et présente les objets dans leur contexte, dans lequel souvent il y a une interaction avec l’être humain, en tant qu’individu, et surtout il participe en tant qu’être émotionnel au cadre.
La peinture au XIX siècle contient un regard choisi par l’artiste comme une représentation d’une réalité concrète et abstraite à la fois, plus spirituelle que matérielle.

Viktor Oliva, The Absinthe Drinker, ca 1890, Cafe Slavia in Prague

Viktor Oliva, The Absinthe Drinker, ca 1890, Cafe Slavia in Prague

Les artistes peintres, plus soucieux du détail sont les précurseurs de la représentation fidèle de l’image par excellence : la photographie (l’appareil photo a fait son apparition en 1839), grâce aux innovations dans la technique d’obtention d’image par l’action de la lumière.
Le paysage, il se transforme au cours du siècle, il se socialise et s’industrialise dans la ville naissante, et s’illumine en même temps que les rues deviennent de plus en plus éclairées par la lumière artificielle.

Ippolito Caffi, Nocturnal Celebrations in Via Eugenia at Venice, 1840,Museo d'Arte Moderna, Ca' Pesaro, Venice

Ippolito Caffi, Nocturnal Celebrations in Via Eugenia at Venice, 1840,Museo d’Arte Moderna, Ca’ Pesaro, Venice

BR

FRINGE: aux frontières de la science.

13 novembre 2009

Si vous avez aimé X-Files et Alias, alors vous allez aimer FRINGE.
Si vous aimez le bizarre et le suspens, vous allez aimer FRINGE.
Si vous n’avez pas encore vu la saison 1 de FRINGE (2008), lisez ces quelques lignes, vous aurez peut-être envie de le faire, surtout parce que la deuxième saison est encore en cours de développement, et c’est encore plus excitant. FRINGE a eu tellement du succès que les fans ont dû attendre trois semaines (c’est long quand on est fan!) pour voir la suite de l’épisode 5 le temps de laisser les producteurs et réalisateurs faire les tournages des épisodes 6 et 7.

FRINGE ce n’est pas du paranormal comme dans X-Files, il n’y a pas d’espions au tour du monde comme chez Alias, ici tout est scientifique, et les voyages aux mondes parallèles sont permis. Notre monde est arrivé à un stade où la science a déjà dépassé les limites du concevable, au délà de la science fiction, mais cette connaissance n’est pas à la porté de tout le monde, seulement quelques uns detiennent ces terrifiants secrets. On retrouve quand même quelques similitudes : le rôle du Gouvernement Américain dans les affaires criminelles justifiées par la recherche –scientifique- incontrôlée, des personnages mystérieux dont on connaît pas grand chose, une jolie héroïne blonde Olivia Dunham au même rang que Sidney dans Alias, sexy, forte, une volonté en béton, qui porte en elle une sorte de prophétie, comme une élue de son temps…et qui ne va peut-être pas nous surprendre se montrant fragile et amoureuse de son co-équipier Peter Bishop (le brillant fils de Walter Bishop, le génie et scientifique fou de la division FRINGE) dans le futur…ou dans un monde parallèle.
Avec FRINGE, nous avons aujourd’hui quelque chose que les X-fans n’avons pas eu à l’époque avec X-Files ; le réseau sur internet, Facebook, Twitter, forums, etc. ce qui change l’expérience et permet aux fans de rester au courant de tout ce qui se passe en coulisses.

Je n’aime pas les séries télévisées, mais Fringe en est une qui vaut le détour, sous risque de devenir accro par la suite… super!

BR

*L’Indécise. Bijoux uniques*.

3 novembre 2009

J’ai le plaisir d’introduire mon nouveau site entièrement dédié à la création des bijoux uniques et personnalisés!

“L’indécise”, c’est le nom de la ligne de bijoux que je crée avec beaucoup de soin, d’amour et d’obsession.

L’indécise, parce que je n’ai pas un seule style…

L’indécise parce que j’explore toutes les possibilités de matériaux et mélanges…

L’indécise, parce que je ne pourrais pas choisir, je les aime tous!

Visitez-le, j’espère que mes créations vous plairont :)

Lindecise

Nuit Du Court Métrage - Tournée 2009

29 octobre 2009

Quoi de mieux que finir la semaine par une nuit de courts métrages de qualité internationale?

A ne pas rater demain soir !

Nui du Court Métrage

Voir le programme sur le site (click sur l’image).

Objectified. A film by Gary Hustwit.

26 octobre 2009

Objectified : To present or regard as an object.

Quel est le terme équivalent en français ?

La traduction la plus proche et tentante est « objetisation », un mot qui ramène à l’idée de rendre (quelque chose) objet et qui ne l’est pas à l’origine, employé par certains milieux -notamment féministes- pour dénoncer la femme présentée comme objet dans la publicité ou la pornographie, mais qui n’a pas du tout la même signification que le terme « objectified » du film.

Dans Objectified on ne dénonce rien. On est loin d’un discours de genre, et l’on ne moralise rien du tout. On n’objetise pas non plus quelque chose qui n’est pas censé à l’être. On parle des objets qui existent, quelque chose d’objectif. C’est dans ce sens là que l’on doit comprendre Objectified .

Alors en français ? Essayons avec « chosifier » :

Chosifier : Réduire à l’état de chose par une démarche de l’esprit une personne ou un concept abstrait.
Moi j’ajouterais : Pour le traiter impersonnellement.

Objectified tourne au tour de la production industrielle des objets divers vus à l’échelle de la consommation de masse.

Tous les objets qui accompagnent notre vie quotidienne racontent une histoire de design. Cet histoire de design part d’une idée : l’objet doit être utilisable pour n’importe qui (c’est dans ce sens que l’objet est impersonnel) et doit s’adapter à touts les besoins personnels. Le besoin est basique, les formes de satisfaire au besoin sont complexes. Chaque objet nouvellement conçu représente l’évolution de l’utilité, et la façon de satisfaire le besoin.

Objectified montre comment le design d’un objet est un processus minutieux dans lequel le matériel et la forme seront déterminants pour sa fonctionnalité, sa durée de vie, et même sa (re)utilisation une fois qu’il aura été éliminé.

Peu importe qu’il s’agisse d’une simple brosse à dents, d’une chaise ou du plus sophistiqué ordinateur Apple, le prix d’un objet (design ou pas) n’est pas justifié que au nom de sa conception, de la science qu’il y a derrière pour essayer de concilier fonctionnalité et beauté jusqu’au plus petit détail. Le design, est ainsi une recherche et non pas de l’art comme on aurait tendance à croire.

Gary Hustwit revient de la même façon que dans “Helvetica”, avec un documentaire intelligent, extrêmement intéressant sur le plan sociologique actuel.

Objectified nous fait poser notre regard sur chaque objet qui nos entoure d’une autre façon, peut être plus « objective ».

Vers la fin du film, un rédacteur du New York Times dit : « Si j’avais XX millions de dollars à dépenser pour la pub, je ferais quelque chose qui invite les gens à utiliser et profiter des objets qu’ils possèdent déjà au lieu d’en acheter des nouveaux ! » , lui-même qui finit par une question : « Quels sont ces objets les plus précieux pour vous et auxquels vous êtes le plus attaché? Qu’emporterez-vous en premier si vous êtes un jour forcé de quitter votre maison en cas d’une catastrophe naturelle ? Réfléchissez bien, car ce sont ces objets là qui racontent votre vie et qui vous êtes… »

Mais avant de répondre, suivez déjà mon conseil : Objectified , le film documentaire, Regardez-le !

BR

Objectified Poster

Création: Plantes à l’invers

25 octobre 2009

Pour réaliser ces pots suspendus, j’ai briccolé des pots en plastique transparent, remplis avec des éponges pour fleurs artificielles et fils décoratifs verts et fils de nylon. Les fleurs et la plante sont bien évidemment artificielles, les pots sont très très légers, ils sont suspendus par des chaînes en metal accrochées au toit.

Pour fabriquer ces pots, je me suis inspirée du Sky Planter designé par Patrick Morris, il utilise des pots en céramique munis d’un système d’arrosage d’eau interne dans lequel on peut vraiment faire pousser des plantes…vers le bas.

Planter

They only want you when you’re seventeen…

10 octobre 2009

J’avais négligé Ladytron depuis 2005, mais c’est jamais trop tard… Je ne saurais pas dire de quel temps ou de quel espace ils viennent, mais j’aime ce qu’ils font.

My (very personal) home alone Survival Kit

23 août 2009

kit

(click pour agrandir)

Mon ami a pris deux semaines de vacances bien méritées pour aller voir ses amis et sa famille en Hongrie, moi je suis restée à la maison. Et c’était tant mieux!
Tous ceux qui habitent en couple seront d’accord avec moi: de temps en temps c’est très agréable de se retrouver seul à la maison et prendre du temps pour soi pendant quelques jours, un weekend, ou une semaine…pourquoi pas?
A partir de la deuxième semaine je commence à me sentir…un peu seule à la maison :( surtout les soirs et le weekend. La plupart de mes amis étaient, eux aussi loin en vacances, alors j’ai crée mon propre système anti sentiment de solitude…finalement les jours sans mon chéri n’ont pas été si durs :)

Voici mes préférés:

  1. L’incontournable MAD, directement livré des USA jusqu’à ma boite aux lettres chaque mois. Très conseillé avant de s’en dormir faute de ne pas avoir autre chose à faire avec quelqun. Avec MAD, on rigole bien quand même.
  2. Le sac-filet de courses écologique, petit format pour des courses minimalistes: quelques citrons, une barquette de fraises, et beaucoup de barres de chocolat.
  3. L’appareil photo ultra portable (mini Leica), pour s’amuser à prendre des photos lors de promenades solo dans la rue.
  4. Pastilles Rescue, Bach Flowers Remedy. Très utiles quand on a peur du noir la nuit.
  5. L’ordinateur portable, évidament! (pas sur la photo).
  6. Jeu de cartes.
  7. Masque Aura au miel de manuka, Antipodes. C’est du pur luxe, partie du rituel de beauté du soir, son arôme est incroyable.
  8. Aussi partie du rituel de beauté, le sérum purifiant de Suki. Tellement efficace!
  9. Hello Kitty!
  10. Appareil d’électro-accupuncture, super contre l’insomnie occasionnel.
  11. Hmmmm….des pillules du bonheur à la menthe :)
  12. Petit figurine de Mario Bros. sur la table de nuit, c’est rigolo.
  13. Chocolat au lait bio Rapunzel à fortes doses journalières. C’est de la drogue!
  14. Shalom, Anima Sound System, (HU) et PH Test two, L.P.d.l.H (FR). Musique “instrumentale” et voluptueuse, relaxe et délecte les oreilles, pas besoin d’herbe (on a du chocolat de toute façon).
  15. Encore du chocolat… mais en tisane et avec de la canelle, Yogi Tea.

Regina Spektor - Eeeeeeeeeet, eet, eet

15 août 2009

Laughing with Regina Spektor

22 juin 2009

En attendant la sortie de son nouvel album “Far” (23.06.09 aux USA), je me délecte avec cette jolie chanson qui parle un peu de Dieu un peu comme moi je parlerais de Dieu dans une chanson si j’étais Regina Spektor: Avec du Respekt.

La review de l’album bientôt.

Enjoy:)

BR

Tori Amos, toujours respectable.

7 juin 2009

ToriTori est encore repartie et revenue de Venus (les fans comprendront), cette fois plus mure, plus sexy mais moins mystérieuse.

Le nouvel album Abnormally Attracted to Sin a reçu beaucoup de mauvaises critiques, pourtant, Tori Amos mérite moins de dureté de la part de ceux qui la jugent. Mais on peut comprendre leur déception vis à vis de Tori, car le surenchérement marketing au tour de ses deux derniers albums a joué en sa défaveur. On a l’impression qu’elle s’est complètement détachée du piano et mis tout sur son image, resultat: Ceux qui ne la connaissent pas assez, diraient qu’elle en fait trop pour conserver plutôt la bouteille qui contient le liquide en négligeant le contenu, le précieux vin qui heureusement (pour elle et pour nous) se déguste mieux après quelques années, sans doute.

Tout cela pour dire que les critiques se sont peut être trop précipités pour parler de Abnormally Attracted To Sin. Comme toujours chez Tori, chaque chanson est d’une qualité exceptionnelle. On trouve des elements de Boys for Pele ou de To Venus and Back, mais chez une Tori Amos dans une version evoluée d’elle même, normal, 15 ans après.

L’album est bon en lui même, car il est le respectable produit d’une longue carrière artistique. Encore une fois, Tori montre que son talent n’a pas des bornes, elle continue d’expérimenter avec des nouveaux concepts, sauf que dans Abnormally Attracted to Sin, ce concept semble flou, inconstant, pas assez solide. Ce qui est dommage… mais pas grave, au moins pour ses fidèles et connaisseurs de l’appélation “Tori Amos”, eux qui savent comment déguster son vin, qui de toute évidence se boit mieux après quelques années de garde, le temps d’affirmer ses arômes.

BR

Images cachées…

7 juin 2009

Il existe une technique pour voir les images cachées qui se trouvent à l’intérieur de ces rectangles. Concentrez-vous et focalisez le centre de l’image quelques secondes jusqu’à ce que vos yeux "se croissent"… normalement là, vous devrez pouvoir voir quelquechose…plutôt "universel".

Shame on me…

24 avril 2009

Name That Code
Created by OnePlusYou - Free Dating Site

La Suisse cherche des nettoyeurs pour ses montagnes!

2 avril 2009

Une campagne publicitaire que je trouve naturellement très Suisse.

Absolument magnifique! :)

Tous les détails www.myswitzerland.com

Beauté intérieure

24 mars 2009

Quelqu’un sait-il  à quoi ressemble un rasoir, un téléphone portable ou un ours en peluche à l’intérieur sans le détruire au préalable? à vrai dire ce n’est pas très difficile à imaginer, mais c’est toujours surprenant de voir des scans donnant des images assez jolies de l’intérieur des objets, comme celle de cette poupée Barbie sur laquelle on voit des “os” telle une radiographie…

Inside Art - NYT

Voir tout le slide show

;-)

14 mars 2009

this is not a pipe

via For your Entertainment

NYT: Sex, Lies and Photoshop. Yes, but…Actually I don’t think so!

12 mars 2009

Je ne suis pas d’accord, justement parce que c’est pollitically correct d’adhérer à l’idée, je crois qu’il faudrait aller plus loin dans sa réflexion:

1. D’abord, arrêter de prendre les gens (nous mêmes) pour des stupides. Tout le monde sait déjà que Photoshop est largement utilisé et que toutes les photos sont retouchées. Même les jeunes adolescents savent (parfois plus que les adultes) que tout est fabriqué à notre insu.
2. On ne veut pas des corps réels dans un magazine. Les médias en général vendent des rêves issus d’un monde idéal construit par notre propre imaginaire, la pub ne vend pas seulement un produit, mais entretien nos rêves.
L’échange entre les consommateurs et les producteurs se fait par l’intermédiaire des médias, ils donnent à tout le monde ce qu’ils demandent.
3. Pourquoi devrait-il nous affecter autant de voir des corps parfaits sur papier? Encore plus si l’on tient compte du point précédant.
Sommes nous si fragiles en ce qui nous concerne pour nous sentir vexés, contrariés, offensés par les corps parfaits?
Surestimer l’influence des médias sur la estime propre des femmes (et des hommes aussi) revient à dire que nous sommes des êtres passifs. Si nous sommes malheureux c’est en grand partie parce que l’on n’a pas atteint l’idéal de vie (pas seulement corporel) véhiculé par les médias, et cela veut dire que nous n’avons pas compris de quoi il s’agit.

Le gens sont peut être dérangés par la sensation de se sentir trompés par les médias, mais si l’on comprenait mieux leur discours (c.à.d si l’on réfléchissait un peu plus), alors on regarderait ces corps parfaits d’un oeil esthétique seulement, sans y faire un lien avec nos propres corps, aussi imparfaits soient-ils.

Regarder la vidéo sur The New York Times.

BRR

Jane Eyre, for women, by women.

10 mars 2009

“Women are supposed to be very calm generally: but women feel just as men feel; they need exercise for their faculties, and a field for their efforts as much as their brothers do; they suffer from too rigid a restraint, too absolute a stagnation, precisely as men would suffer; and it is narrow-minded in their more privileged fellow-creatures to say that they ought to confine themselves to making puddings and knitting stockings, to playing on the piano and embroidering bags. It is thoughtless to condemn them, or laugh at them, if they seek to do more or learn more than custom has pronounced necessary for their sex.”

Ces mots, tirés du chapitre 12 d’un roman de Charlotte Brontë publié en 1847, n’ont sûrement pas été évidents pour n’importe quelle femme, même instruite, surtout parce qu’ils enferment un peu de rebellion. Mais c’est de cette façon qu’une femme lettrée donne vie à Jane Eyre, une héroïne solitaire, rebelle, forte et intelligente. Le 19ème siècle littéraire était caractérisé par un romantisme émergeant, et plus particulièrement dans le regard littéraire sur les représentations de l’amour et la vie individuelle, très influencés d’ailleurs par la litterature française. La pasion, la jalousie, l’amour plus fort que tout, la recherche du sens profond, tout cela on le voit très très bien dans Jane Eyre.
Le roman a inspiré plusieures versions cinématographiques, moi j’en retiens celles de 1983 et la plus récente, en 2006, par la BBC, qui a aussi la qualité d’avoir été dirigée par une femme (Susan White). Je trouve personnellement que cette dernière est d’avantage chargée d’émotions, je la préfère à la première qui a tout de même le mérite de l’avoir largement inspirée…
Une Jane Eyre (Ruth Wilson) attachante, un Edward Fairfax Rochester (incarné par Toby Stephens) particulièrement charmant, fort et sensible à la fois, le scénario magnifique, l’adaptation du roman en mini-série de 4 épisodes veut vraiment la peine, on est pris par l’histoire et on ne sent pas la longueur.
L’histoire de Jane Eyre peut se faire en deux lectures, l’une romantique par la richesse et la beauté de l’histoire émouvante, et une deuxième, historique, pour comprendre la condition de la femme et comment elles se transforment au cours du temps.

“I care for myself. The more solitary, the more friendless, the more unsustained I am, the more I will respect myself.” Ch. 27.
Jane Eyre BBC

BRR

Doomed Queens, par Kris Waldherr

6 mars 2009

Cadeau : lisez les premiers 19 pages de ce magnifique livre! Par le moyen de ce widget (vous pouvez l’élargir par la suite en cliquant sur l’image):