Archive pour la catégorie ‘écouté’
Laughing with Regina Spektor
Lundi 22 juin 2009En attendant la sortie de son nouvel album “Far” (23.06.09 aux USA), je me délecte avec cette jolie chanson qui parle un peu de Dieu un peu comme moi je parlerais de Dieu dans une chanson si j’étais Regina Spektor: Avec du Respekt.
La review de l’album bientôt.
Enjoy:)
BR
Tori Amos, toujours respectable.
Dimanche 7 juin 2009
Tori est encore repartie et revenue de Venus (les fans comprendront), cette fois plus mure, plus sexy mais moins mystérieuse.
Le nouvel album Abnormally Attracted to Sin a reçu beaucoup de mauvaises critiques, pourtant, Tori Amos mérite moins de dureté de la part de ceux qui la jugent. Mais on peut comprendre leur déception vis à vis de Tori, car le surenchérement marketing au tour de ses deux derniers albums a joué en sa défaveur. On a l’impression qu’elle s’est complètement détachée du piano et mis tout sur son image, resultat: Ceux qui ne la connaissent pas assez, diraient qu’elle en fait trop pour conserver plutôt la bouteille qui contient le liquide en négligeant le contenu, le précieux vin qui heureusement (pour elle et pour nous) se déguste mieux après quelques années, sans doute.
Tout cela pour dire que les critiques se sont peut être trop précipités pour parler de Abnormally Attracted To Sin. Comme toujours chez Tori, chaque chanson est d’une qualité exceptionnelle. On trouve des elements de Boys for Pele ou de To Venus and Back, mais chez une Tori Amos dans une version evoluée d’elle même, normal, 15 ans après.
L’album est bon en lui même, car il est le respectable produit d’une longue carrière artistique. Encore une fois, Tori montre que son talent n’a pas des bornes, elle continue d’expérimenter avec des nouveaux concepts, sauf que dans Abnormally Attracted to Sin, ce concept semble flou, inconstant, pas assez solide. Ce qui est dommage… mais pas grave, au moins pour ses fidèles et connaisseurs de l’appélation “Tori Amos”, eux qui savent comment déguster son vin, qui de toute évidence se boit mieux après quelques années de garde, le temps d’affirmer ses arômes.
BR
Who is MGMT ?
Lundi 9 février 2009Dire qu’ils sont dingues et les classer dans la catégorie indie ce serait trop limiter leur description, mais pour le moment, cela dit déjà pas mal pour les introduire.
L’originalité des MGMT, leur fraîcheur, fidèle reflet en son et en couleur du nouveau savoir faire artistique que moi je qualifierais de here and now. Ils me font penser un peu aux Pet Shop Boys, ce qu’ils étaient il y a vingt ans, ou encore les New Order contemporains… juste pour en faire une comparaison, et donner quelques références au niveau du son et des images, pour ceux qui comme moi cherchent des repérages historiques…
Que dire de plus? Sûrement beaucoup encore, et ils font actuellement beaucoup parler d’eux partout, mais ils sont tellement uniques qu’ils méritent d’abord d’être écoutés et vus.
Philip Glass. GlassWorks.
Lundi 26 mai 2008
Comment est-ce que la musique transforme l’instant vécu?
Je l’ai dit avant quand j’ai posté sur le LSRE: quand on n’est pas musicien professionnel il y a seulement une manière d’écouter: la “sentir”, la sentir au sens sensuel du terme. Si, dans un premier temps, les sons arrivent à trascendre dans nos sens après passer par nos nos oreilles (cad, s’ils nous plaisent), alors on vit la musique dans un ou plusieurs etats de vie. Philip Glass, on l’écoute de cette façon, comme une boucle permanente dans laquelle les sens sont éveillés et receptifs, car les sons sont aussi vivants que nous, ils nous trascendent.
Chez Glass on trouve comme un principe, la musique d’accompagnement, d’ailleurs il est l’auteur de plusieurs soundtracks pour des films bien ou pas connus, ou encore des pièces de théâtre. Glass, s’adresse à l’oreille éclectique, aussi bien qu’à l’oreille très précise: Imaginons la musique qui accompagne l’instant quand un t-shirt tombe d’un placcard, mais le t-shirt est rose, tout le placcard est noir, et les autres vêtements à l’intérieur sont verts. Moi j’ai même fait ma vaiselle en écoutant du Glass. Soudainement, c’était moins pénible.
Mais comment cela se fait que des sonorités, minimalistes et repetitives produisent une musique qui va à l’encontre du caractère doctrinal de la musique classique? Et plus encore, comment est-ce possible qu’elle soit cataloguée comme “art” ou comme musique académique, faisant donc partie de l’élite de l’art cultivé et au même temps être accessible au public? Je pense que tout va dans le sens d’une reinvention, technique et esthétique. Si je metais de la musique à mes rêves, je ferai en sorte qu’elle m’invite à continuer le rêve, un rêve de joie, de frustration, de tristesse, mais un rêve qui continue même après que le rêve soit finit, pour qu’il reste vivant.
BRR
Steve Reich. Sextet-Piano Phase-Eight Lines, London Steve Reich Ensemble
Lundi 26 mai 2008Je suis de loin une experte en musique contemporaine, mais j’ai fait une découverte d’un monde musicale à part entière, un monde dans lequel on ne comprend pas toujours ce qu’on est en train d’écouter, en tout cas quand on n’est pas musician…Alors, en tant que simple spectatrice ou auditrice, je ne peux que me contenter d’essayer de dégager des impressions, et ceci veut dire ouvrir les sens, n’est ce pas?
Les musiciens du London Steve Reich Ensemble produisent des sons magnifiques en s’inspirant de Steve Reich, grande figure avant-gardiste Américaine de musique contemporaine.
La musique du cd début du London Steve Reich Ensemble comprend des pièces choisies qui ont vingt ans ou plus d’existence, et qui évoquent avec finesse une victoire du moment présent. C’est phénoménologique. C’est existentiel. C’est l’éternel recommencement de l’instant vécu, transformé dans sa continuité. C’est l’action en elle même.
Voilà une musique qui ne vise pas ni un esthétisme ni un sentimentalisme comme but ultime, mais qui se réfère aux rythmes de la vie elle même, avec ces joies et ses tristesses, mais surtout à sa continuité dans le temps, à sa constance, et même, à la monotonie de la vie moderne.
Dans Sextet, j’ai été prise par la main, invitée à vivre la vie de tous les jours, avec toutes ses variations et contrastes. Dans le Piano Phase, c’est l’instant où même les sentiments deviennent une agréable habitude. Une façon de vivre. Un sorte d’état constant et changeant à la fois, mais dans la même direction, suivant un rythme unique, tout comme la vie.
Finalement, Eight Lines, pressée par vivre, s’arrête au moment présent, laissant apparaître la beauté qui anime la vie. Une beauté que marimba, piano, clarinettes et autres instruments à cordes font vibrer d’une toute unique manière. Beau et vibrant!
BRR
Ecouter sur MySpace : London Steve Reich Ensemble


