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vividkultur » Sociologie

Archive pour la catégorie ‘Sociologie’

Cuisine, nourriture d’amour.

Dimanche 26 février 2012

Je suis nostalgique d’une époque où je n’étais pas née… une époque où j’aurais bien aimé faire à manger de cette façon.
Faire à manger en noir et blanc mais toujours avec amour…

Quand j’étais petite, j’aimais beaucoup certains plats que ma mère préparait pour la famille. Je me souviens parfaitement du goût (surtout des sauces!), mais aussi de l’odeur dans la cuisine, j’aimais y aller voir ma maman pendant qu’elle cuisinait, c’est ainsi que j’ai acquis mes premiers repères en cuisine: de façon subliminale.

Ma mère a commencé à m’apprendre à cuisiner formellement quand j’étais adolescente, et j’avoue que je n’aimais pas le faire. La cuisine me faisait peur à ‘âge de quinze ans! Malgré cela, et avec un peu de pression de sa part, j’ai réussi à préparer quelques plats plus ou moins simples, jusqu’à ce que j’ai appris à aimer cuisiner.

En apprenant les recettes de ma mère, j’ai appris sa façon à elle de faire la cuisine, et aujourd’hui, je continue à faire ces mêmes recettes à ma façon, mais basées sur ce que j’ai appris d’elle. Je vois ma façon de cuisiner comme un héritage approprié; un produit de l’amour de ma mère.

J’avais juste envie de partager ces sentiments et ces pensées…

Voici une expérience artistique et multi sensorielle en relation avec la nourriture et à l’amour que je trouve intéressante et touchante: des femmes gitanes de Hongrie préparent et donnent à manger à des gens inconnus placés dans des cabines derrière un rideau, ils mangent et ne voient que les mains des femmes gitanes préparer la nourriture ainsi que des photos et des objets appartenant aux histoires que les femmes gitanes racontent.
J’ai été très émue en regardant la vidéo:

Un projet de l’artiste holandaise Marije Vogelzang, Eat, Love, Budapest.

L’eau digitale

Mercredi 20 avril 2011

Qui aurait pu penser que des marques d’eau minérale en bouteille auront un jour exploité le digital marketing pour faire leur pub?

On a bien apprécié la pub d’Evian avec les bébés patineurs il y a quelques années. Apparemment, Evian a bien gardé le concept du bébé comme symbole de jeunesse (grâce à l’eau Evian, bien sûr).

Ici leur toute nouvelle vidéo:

Le mois passé, c’était Jennifer Aniston, qui nous avait surpris avec une pub pour l’eau Smartwater qui reprenait non seulement le thème des bébés Evian (parodie), mais aussi plein d’autres:

En termes d’effort, je préfère cette dernière avec la charmante Jen Aniston. Mais Evian a tout de même le mérite de progresser en restant constants avec son propre concept.

Prenez vos 10 minutes de pause…

Jeudi 9 décembre 2010

Il faut absolument que vous regardiez cette vidéo…On finit par comprendre beaucoup de choses.

We All Want to Be Young (leg) from box1824 on Vimeo.

Facebook Places: Moi, toi, eux, et tous les lieux

Lundi 6 septembre 2010

Regardez cette vidéo sur Facebook Places destinée à lui faire une publicité qui a le mérite d’avoir réussi son intention d’être sympa, humaine, cool et d’adresser sa proposition à tout le public Facebooksien.

Facebook, avec sa stratégie de domination du monde à travers la connectivité de l’information sur le web, a bien des raisons de nous conveincre de l’intérêt social de cette application…

Dans le monde idéal de Facebook, on dirait que l’amitié, le temps libre et le bonheur rayonnent dans tout les coins de la planète, vous trouvez pas?

En tout cas, on l’a bien compris, on veut nous persuader à utiliser cette nouvelle application, et donc, à passer encore plus du temps sur Facebook - voir de ne pas pouvoir s’en passer.
Facebook Places est un service de géolocalisation de vos status, photos et vidéos taggés. Elle renseigne d’avantage sur vous et vos amis. Bien sûr, on peut la désactiver ou la réactiver à sa guise si l’on est concerné par la privacité.

Moi je trouve intéressante cette vidéo car elle vous montre à quel point nos vies sont aujourd’hui -et progressivement depuis quelques années- animées par cet esprit ego-communautaire (oui, c’est paradoxal) du partage du moi. Ce n’est pas une critique, hein? pas du tout! C’est juste un fait, et il faut l’assumer.
Personnellement, l’application Facebook Places, selon comme ils la présentent dans la vidéo, je la trouve inutile et je ne vois pas le vrai intérêt pour l’instant…si ce n’est que de generer plus de données individuelles pour les stratégies marketing. Hmmm… il faudra que j’explore quelques idées encore.

En avez vous?

A lire également un intéressant article sur ce blog.

Shopping vous dites ?

Mardi 30 mars 2010

Cette fois je vais vous parler un peu de cette merveille made in USA appelée ETSY.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je vends mes créations de bijoux artisanales en ligne sous mon propre label, L’Indécise Bijoux Uniques, et c’est sur Etsy que cela se passe!

Quoi, quand, comment?
Fondé en 2005, Etsy est devenu rapidement une révolution de créativité à l’échelle mondiale, je n’exagère pas. Si vous êtes familier avec Ebay, alors vous allez rapidement comprendre Etsy : on met en ligne ce que l’on veut vendre et Etsy touche un petit pourcentage pour chaque annonce et chaque transaction conclue. Mais attendez un peu : Etsy est TRES différent de Ebay.
Tout d’abord, il n’y a pas d’enchère sur Etsy, car les prix et les conditions de vente sont définis par le vendeur. Deuxièmement, Etsy est un site pour les créateurs, Etsy est une vitrine mondiale des objets *faits main* par des créateurs indépendants qui veulent vendre leurs objets. Contrairement à Ebay, Etsy s’est donné la tâche de « chasser » tous les producteurs d’objet en masse !
C’est une réinvention du marketing : c’est du micromarketing et qui fonctionne sur la base d’une communauté virtuelle où la relation entre vendeur et acheteur se réinvente complètement.

Le contexte socio-économique.
Sociologiquement parlant, la tendance du « handmade » s’est renforcée avec la crise économique mondiale, où plusieurs personnes se sont trouvées du jour au lendemain sans emploi, plusieurs d’entre eux se sont quelque part rappelé de leur créativité et ils se sont mis à créer de choses avec sa seule et unique force de production : leur mains !
Les temps de crise sont favorables à la créativité, nous dit l’histoire, je le pense aussi…
Cela dit, la crise n’est pas la seule raison de l’explosion du handmade sur internet, mais on ne peut nier que le bouleversement économique a certes généré des changements dans les mentalités chez les gens.
Le mouvement handmade, -souvent accompagnée d’un souci également écologique- est en partie dû au fait que les gens ressentent de plus en plus le besoin d’acquérir des objets exclusifs, des objets faits pour eux, des objets qui ont une histoire et don’t on peut tracer l’origine, et qui en plus, sont souvent moins chers que dans les commerces de masse.

“Travaillez le double ? Oui, mais pour soi”, dit-elle.
Un autre aspect du mouvement handmade est la forte proportion de femmes créatrices. On pensera au premier à toutes ces femmes au foyer qui ont trouvé leur mine d’or et de satisfaction personnelle tout en faisant ce qu’elles aiment tout en élevant leurs enfants, ce genre d’histoire est typique dans Etsy. D’autres se contentent d’avoir une petite activité sympa d’appoint.
Mais il y en a aussi celles qui ont une carrière professionnelle, dans Etsy Success Quit your Day Job Stories on en voit certaines qui se sont dites :
J’en ai marre de mon boulot de secrétaire administrative, je vaux plus que ça ! alors un jour j’ai quitté mon travail à plein temps pour me consacrer à 100% à mon propre business online, je travaille de 6 heures du matin jusqu’à minuit sept jours sur sept, mais j’ai jamais été aussi heureuse parce que je fais ce que j’aime ! » On en trouve qui sont devenues indépendantes, mais pas à n’importe quel prix car maintenir un shop Etsy qui marche, c’est dur boulot.

Communauté.
Et puisque on est entre femmes, certaines théories sociologiques et évolutionnistes disent que les femmes fonctionnent en communauté, la communauté, serait le terrain par excellence des femmes. Mais dans un environnement global concurrent, même en communauté, c’est très difficile de rester visible.
On l’a compris, la concurrence existe bel et bien sur Etsy, et elle est très rude. C’est pour cela que les vendeurs fonctionnent mieux en tant que communauté que comme des individus. Les vendeurs sont à la fois des acheteurs.
Et les acheteurs sont parfois des vendeurs. Que l’on soit l’un ou l’autre ou les deux, Etsy semble même rendre accro, et c’est probablement pour cette raison que cela marche aussi bien.

Le succès de Etsy repose énormément sur le fait que les membres sont continuellement incités à participer aux différentes possibilités qui dynamisent la communauté : thèmes, sujets actuels, saisons, couleurs, pays, fêtes, vacances, la possibilité de devenir curateurs, et j’en passe. Sans compter qu’il regroupe un trésor en créateurs talentueux autour du monde entier. A ceci s’ajoutent bien évidemment d’autres points forts tels que le design du site, le langage employé, le support en continu aux vendeurs et la façon de séduire aux acheteurs externes.

Invention, networking, handmade, self employed, creation, creativity, sales, voilà en Anglais les mots clès pour décrire Etsy.

Si vous ne connaîssez pas encore, allez faire un petit tour, vous n’allez pas revenir deçu(e)!

L’Indécise - Mon shop sur Etsy, c’est ici.

Le blog en Français de Etsy, par ici.

Journalistes: La loi du plus flexible dépasse la loi du plus fort.

Dimanche 10 janvier 2010

Transition

On a beaucoup entendu parler du danger du métier de journaliste depuis l’arrivée des journaux gratuits en masse.
La qualité du contenu de journaux serait compromise par une pratique journalistique trop déterminée, selon les experts, par les besoins économiques des éditeurs.
A la place de sujets approfondis, on aurait une multitude de petits articles, repris de dépêches d’autres journaux, mais surtout d’internet.
Le public choisit ses sources d’information écrites, d’un côté on a les journaux gratuits, d’un autre côté on a l’internet avec Google et les blogs. Deux sources d’information différentes parfois complémentaires.

Tout d’abord faudra-t-il se poser la question sur ce que le public demande et deuxièmement considérer le rôle des journalistes comme les détenteurs de la parole ultime, ou plutôt, ceux qui ont la responsabilité d’offrir au public l’information qu’il est censé de savoir. Lire le reste de cet article »

Objectified. A film by Gary Hustwit.

Lundi 26 octobre 2009

Objectified : To present or regard as an object.

Quel est le terme équivalent en français ?

La traduction la plus proche et tentante est « objetisation », un mot qui ramène à l’idée de rendre (quelque chose) objet et qui ne l’est pas à l’origine, employé par certains milieux -notamment féministes- pour dénoncer la femme présentée comme objet dans la publicité ou la pornographie, mais qui n’a pas du tout la même signification que le terme « objectified » du film.

Dans Objectified on ne dénonce rien. On est loin d’un discours de genre, et l’on ne moralise rien du tout. On n’objetise pas non plus quelque chose qui n’est pas censé à l’être. On parle des objets qui existent, quelque chose d’objectif. C’est dans ce sens là que l’on doit comprendre Objectified .

Alors en français ? Essayons avec « chosifier » :

Chosifier : Réduire à l’état de chose par une démarche de l’esprit une personne ou un concept abstrait.
Moi j’ajouterais : Pour le traiter impersonnellement.

Objectified tourne au tour de la production industrielle des objets divers vus à l’échelle de la consommation de masse.

Tous les objets qui accompagnent notre vie quotidienne racontent une histoire de design. Cet histoire de design part d’une idée : l’objet doit être utilisable pour n’importe qui (c’est dans ce sens que l’objet est impersonnel) et doit s’adapter à touts les besoins personnels. Le besoin est basique, les formes de satisfaire au besoin sont complexes. Chaque objet nouvellement conçu représente l’évolution de l’utilité, et la façon de satisfaire le besoin.

Objectified montre comment le design d’un objet est un processus minutieux dans lequel le matériel et la forme seront déterminants pour sa fonctionnalité, sa durée de vie, et même sa (re)utilisation une fois qu’il aura été éliminé.

Peu importe qu’il s’agisse d’une simple brosse à dents, d’une chaise ou du plus sophistiqué ordinateur Apple, le prix d’un objet (design ou pas) n’est pas justifié que au nom de sa conception, de la science qu’il y a derrière pour essayer de concilier fonctionnalité et beauté jusqu’au plus petit détail. Le design, est ainsi une recherche et non pas de l’art comme on aurait tendance à croire.

Gary Hustwit revient de la même façon que dans “Helvetica”, avec un documentaire intelligent, extrêmement intéressant sur le plan sociologique actuel.

Objectified nous fait poser notre regard sur chaque objet qui nos entoure d’une autre façon, peut être plus « objective ».

Vers la fin du film, un rédacteur du New York Times dit : « Si j’avais XX millions de dollars à dépenser pour la pub, je ferais quelque chose qui invite les gens à utiliser et profiter des objets qu’ils possèdent déjà au lieu d’en acheter des nouveaux ! » , lui-même qui finit par une question : « Quels sont ces objets les plus précieux pour vous et auxquels vous êtes le plus attaché? Qu’emporterez-vous en premier si vous êtes un jour forcé de quitter votre maison en cas d’une catastrophe naturelle ? Réfléchissez bien, car ce sont ces objets là qui racontent votre vie et qui vous êtes… »

Mais avant de répondre, suivez déjà mon conseil : Objectified , le film documentaire, Regardez-le !

BR

Objectified Poster

NYT: Sex, Lies and Photoshop. Yes, but…Actually I don’t think so!

Jeudi 12 mars 2009

Je ne suis pas d’accord, justement parce que c’est pollitically correct d’adhérer à l’idée, je crois qu’il faudrait aller plus loin dans sa réflexion:

1. D’abord, arrêter de prendre les gens (nous mêmes) pour des stupides. Tout le monde sait déjà que Photoshop est largement utilisé et que toutes les photos sont retouchées. Même les jeunes adolescents savent (parfois plus que les adultes) que tout est fabriqué à notre insu.
2. On ne veut pas des corps réels dans un magazine. Les médias en général vendent des rêves issus d’un monde idéal construit par notre propre imaginaire, la pub ne vend pas seulement un produit, mais entretien nos rêves.
L’échange entre les consommateurs et les producteurs se fait par l’intermédiaire des médias, ils donnent à tout le monde ce qu’ils demandent.
3. Pourquoi devrait-il nous affecter autant de voir des corps parfaits sur papier? Encore plus si l’on tient compte du point précédant.
Sommes nous si fragiles en ce qui nous concerne pour nous sentir vexés, contrariés, offensés par les corps parfaits?
Surestimer l’influence des médias sur la estime propre des femmes (et des hommes aussi) revient à dire que nous sommes des êtres passifs. Si nous sommes malheureux c’est en grand partie parce que l’on n’a pas atteint l’idéal de vie (pas seulement corporel) véhiculé par les médias, et cela veut dire que nous n’avons pas compris de quoi il s’agit.

Le gens sont peut être dérangés par la sensation de se sentir trompés par les médias, mais si l’on comprenait mieux leur discours (c.à.d si l’on réfléchissait un peu plus), alors on regarderait ces corps parfaits d’un oeil esthétique seulement, sans y faire un lien avec nos propres corps, aussi imparfaits soient-ils.

Regarder la vidéo sur The New York Times.

BRR

Obama. The first 100 minutes.

Mercredi 14 janvier 2009

MAD498

La couverture du numéro #498 de Mad (magazine américain de humour américain, pour ceux qui ne la connaîssent pas) est excellente.

Excellente parce que l’artiste Mark Frederickson a vraiment mis en image ce que l’on pourrait imaginer comme les premiers 100 minutes que Barack Obama a vécu après qu’il a été élu président des USA.

Et ce respectable Monsieur a la tâche dure, cela, on le savait depuis le début, avant même qu’il ne devienne officiellement (si je peux dire), l’élu numéro 1 des américains. Si le nouveau président est important ce n’est pas parce qu’il est black tout simplement. Il est vrai que, Obama représente tout un groupe social composé d’un bon pourcentage des Américains. Ce groupe est aussi une catégorie social, aujourd’hui bien intégrée aux Etas-Unis, mais qui a connu (sans entrer dans les détails) une histoire très difficile. On ne l’a pas vécu de la même façon en Europe. Ok, mais Barack Obama est le premier président noir des USA, ça saute aux yeux même pour quelqun qui ne connaît pas l’histoire. Durant sa campagne, il a été montré par les médias comme un personnage sympatique, il a été présenté au monde comme le messiah de ceux qui n’ont pas toujours été bien vus (surtout il y a un demi siècle), il a suffit de suivre les mouvements populistes et on a adhéré sans réflechir, sans même connaître son programme politique, tout le monde savait qu’il était bien, tout le monde, surtout…les américains, parce que M. Obama porte l’espoir du tant voulu changement

Un point non moins intéressant, me semble-t-il, Obama est extrêmement important pour une autre raison encore : Il est dans un moment de l’histoire dans lequel n’importe quel plan d’action serait décissif. Aujourd’hui, tous les yeux du monde (bons et mauvais) sont possés sur lui. Demain, si tout va bien (ou mal) toutes les têtes (et les doigts) du monde seront aussi tournées sur lui (c’est la prophécie!).

C’est ce qu’on appele un double défit non? Il y a un défit de nature revendicatoire et l’autre, de nature politique, économique, peut être aussi "miraculiste". Deux plans donc, deux plans bien différentes l’un de l’autre…ce genre de deux plans simultanés dont on n’a pas l’habitude.

Il n’y pas de doute, M. Barack Obama est le protagonista d’un sacré moment de l’histoire du monde!

Quoi qu’il en soit, la couverture du Mad dit bien tout ça, je trouve. C’est tout dans les petits détails: On le voit bien M. Barack Obama, stressé et rempli de peur, il pleure, il fume comme une chimenée en plein hiver, entouré des journaux et leurs gros titres sur l’état de l’économie actuel, la référence à l’Iran, le slogan "We believe in CHANGE", et toute la paperasse…puis le Pepto-Bismol, la boîte de Excedril… qui témoignent de cette foi inscrite dans la culture américaine sur the new Over-The-Counter medicine . Mais il a bien une alliance dans le doigt de sa main, M. Obama… car un président américain qui se respecte est aussi homme, époux et père de famille. Le nouvel idéal américain a peut être quelque peu changé de couleur mais pas du tout de sa forme. N’importe qui d’autre à sa place aurait peur, c’est sûr, et peut être que même lui il ne sait pas comment va-t-il se prendre (-pour sauver le monde), mais selon la tradition américaine, je crois que nous avous trouvé notre nouevel héro.

BRR

Et un jour la petite poupée devient femme… elle devient Barbie.

Samedi 1 novembre 2008

Il y a pas mal d’années, un jour ma mère arrive à la maison avec un cadeau: une poupée blonde aux yeux bleus dans une boîte rose, elle avait des seins enormes et portait des hauts talons. D’ailleurs elle en avait deux paires. Du jour au landemain, ma poupée préférée est passsé de l’enfance à l’âge adulte. C’était une révolution. Et moi j’ai été séduite.

Depuis ce jour, je m’arrachais les Barbies comme toutes les autres petites filles de mon âge que je connaissais. Il y avait un effet de mode très fort.

Le slogan “We girls, can do anything like Barbie!” ou de l’espagnol : “Lo mio es Barbie! ” (Nous les filles pouvont tout faire comme Barbie / Mon truc, c’est Barbie -respectivement), supposait déjà un fort sentiment d’affiliation, un effet d’identification. Barbie est devenue l’image iconique d’une femme qui n’étais pas seulement belle, mais qui savait tout faire et avec du style, toujours impécable, toujours à la mode. D’ailleurs, selon mes souvenirs elle était la seule poupée qui avait tout, elle était parfaite, puisque le mot pétasse n’existait pas dans nos têtes, forcément la plus belle est aussi la plus gentille. Elle était une princesse, une top modèle, elle avait des amis, des vacances, des maisons, des voitures, des chiens, des cheveaux, des habits nouveaux, et tout ce qu’on peut imaginer, mais surtout elle avait Ken à ses pieds (l’homme de sa vie).

Aujourd’hui je pense que c’est par son caractére de perfection que Barbie était révolutionnaire à l’époque, déjà en 1960 Barbie était une “poupée de nouvelle génération”. Les petites filles de mon époque, c’est à dire de 1980 (années dans lesquelles j’ai été introduite à la poupée), sommes bousculées presque imperceptiblement de la poupée bébé maman à la poupée femme épanouie sans transitions, sans explications.

Que de mieux comme stratégie marketing pour des futures acheteuses compulsives (ou de futures pétasses)?

Mais Barbie avait sans doute un bug.

Aujourd’hui je dirais qu’elle est un peu trop socieuse de son apparence et a une tendance absurde à abuser du rose, j’apperçois aussi son Ken comme un clown, ou dans le meilleur des cas, comme l’un de ses nombreux accessoires. Mais Ken est aussi l’homme parfait n’empêche… on lui a enlevé tout trait de virilité machiste, il était déjà à l’époque le pionnier des futurs métrosexuels. Il avait le physique d’un mec mais les habitudes d’une fille, car il faisait tout comme Barbie: il l’accompagnait, il mettait aussi du rose et se faisait relooker, toujours disponible, toujours souriant, toujours à ses côtés et surtout pour la mettre en valeur, sa belle Barbie.

On avait un couple parfait dans un monde parfait (I’m a Barbie girl, in a Barbie world, life in plastic, is fantastic!) D’un côté, des fabricants offrent un couple adulte jeune avec des atouts sexy (pour jouer avec), mais celles qui jouent ce sont des petites filles. A vrai dire je n’ai pas tardé à comprendre l’aspect sexuel de la chose.

Alors Barbie, était une sorte d’entraînement pre-pubère pour le futur post-adulte (conspiration trascendentale)??

Non. Le marketing c’est n’est pas de l’ingénierie sociale, c’est plutôt le reflet de cette dernière. Ce que le marketing sait faire de mieux est de fabriquer des faux rêves dans une société hypocrite. Honnêtement, je ne trouve pas de mal à tout cela. En l’occurrence, les femmes veulent être parfaites et les femmes cherchent l’homme parfait. Le marketing a seulement pu inventer la poupée parfaite. Les petites filles ont trouvé Barbie et Ken, ils ne veiellissent jamais. Et tout le monde est content!

And now…

Petit retour en arrière à travers des images!

C’est facsinant de voir cette vidéo du début des années 60, une dixaine d’années avant la revolution sexuelle en Occident. On s’apperçoit de l’évolution progressive de Barbie comme reflet par excellence de l’idéal de femme épanouie.

Une finale heureuse est une finale avec un marriage, même dans un commercial. Tendance américaine?

La jeunesse de Barbie et la fraîcheur de Ken, prometeurs d’un avenir prospère pour l’entreprise Mattel. Encore plus fascinant, ce commercial très persuassif introduissant la panoplie Barbie pour l’année 1972, après la revolution sexuelle et en couleur…Cette fois-ci, ça ne finit pas par un marriage.

BRR


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