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Archive pour la catégorie ‘review’

FRINGE: aux frontières de la science.

Vendredi 13 novembre 2009

Si vous avez aimé X-Files et Alias, alors vous allez aimer FRINGE.
Si vous aimez le bizarre et le suspens, vous allez aimer FRINGE.
Si vous n’avez pas encore vu la saison 1 de FRINGE (2008), lisez ces quelques lignes, vous aurez peut-être envie de le faire, surtout parce que la deuxième saison est encore en cours de développement, et c’est encore plus excitant. FRINGE a eu tellement du succès que les fans ont dû attendre trois semaines (c’est long quand on est fan!) pour voir la suite de l’épisode 5 le temps de laisser les producteurs et réalisateurs faire les tournages des épisodes 6 et 7.

FRINGE ce n’est pas du paranormal comme dans X-Files, il n’y a pas d’espions au tour du monde comme chez Alias, ici tout est scientifique, et les voyages aux mondes parallèles sont permis. Notre monde est arrivé à un stade où la science a déjà dépassé les limites du concevable, au délà de la science fiction, mais cette connaissance n’est pas à la porté de tout le monde, seulement quelques uns detiennent ces terrifiants secrets. On retrouve quand même quelques similitudes : le rôle du Gouvernement Américain dans les affaires criminelles justifiées par la recherche –scientifique- incontrôlée, des personnages mystérieux dont on connaît pas grand chose, une jolie héroïne blonde Olivia Dunham au même rang que Sidney dans Alias, sexy, forte, une volonté en béton, qui porte en elle une sorte de prophétie, comme une élue de son temps…et qui ne va peut-être pas nous surprendre se montrant fragile et amoureuse de son co-équipier Peter Bishop (le brillant fils de Walter Bishop, le génie et scientifique fou de la division FRINGE) dans le futur…ou dans un monde parallèle.
Avec FRINGE, nous avons aujourd’hui quelque chose que les X-fans n’avons pas eu à l’époque avec X-Files ; le réseau sur internet, Facebook, Twitter, forums, etc. ce qui change l’expérience et permet aux fans de rester au courant de tout ce qui se passe en coulisses.

Je n’aime pas les séries télévisées, mais Fringe en est une qui vaut le coup, sous risque de devenir accro par la suite… super!

BR

Objectified. A film by Gary Hustwit.

Lundi 26 octobre 2009

Objectified : To present or regard as an object.

Quel est le terme équivalent en français ?

La traduction la plus proche et tentante est « objetisation », un mot qui ramène à l’idée de rendre (quelque chose) objet et qui ne l’est pas à l’origine, employé par certains milieux -notamment féministes- pour dénoncer la femme présentée comme objet dans la publicité ou la pornographie, mais qui n’a pas du tout la même signification que le terme « objectified » du film.

Dans Objectified on ne dénonce rien. On est loin d’un discours de genre, et l’on ne moralise rien du tout. On n’objetise pas non plus quelque chose qui n’est pas censé à l’être. On parle des objets qui existent, quelque chose d’objectif. C’est dans ce sens là que l’on doit comprendre Objectified .

Alors en français ? Essayons avec « chosifier » :

Chosifier : Réduire à l’état de chose par une démarche de l’esprit une personne ou un concept abstrait.
Moi j’ajouterais : Pour le traiter impersonnellement.

Objectified tourne au tour de la production industrielle des objets divers vus à l’échelle de la consommation de masse.

Tous les objets qui accompagnent notre vie quotidienne racontent une histoire de design. Cet histoire de design part d’une idée : l’objet doit être utilisable pour n’importe qui (c’est dans ce sens que l’objet est impersonnel) et doit s’adapter à touts les besoins personnels. Le besoin est basique, les formes de satisfaire au besoin sont complexes. Chaque objet nouvellement conçu représente l’évolution de l’utilité, et la façon de satisfaire le besoin.

Objectified montre comment le design d’un objet est un processus minutieux dans lequel le matériel et la forme seront déterminants pour sa fonctionnalité, sa durée de vie, et même sa (re)utilisation une fois qu’il aura été éliminé.

Peu importe qu’il s’agisse d’une simple brosse à dents, d’une chaise ou du plus sophistiqué ordinateur Apple, le prix d’un objet (design ou pas) n’est pas justifié que au nom de sa conception, de la science qu’il y a derrière pour essayer de concilier fonctionnalité et beauté jusqu’au plus petit détail. Le design, est ainsi une recherche et non pas de l’art comme on aurait tendance à croire.

Gary Hustwit revient de la même façon que dans “Helvetica”, avec un documentaire intelligent, extrêmement intéressant sur le plan sociologique actuel.

Objectified nous fait poser notre regard sur chaque objet qui nos entoure d’une autre façon, peut être plus « objective ».

Vers la fin du film, un rédacteur du New York Times dit : « Si j’avais XX millions de dollars à dépenser pour la pub, je ferais quelque chose qui invite les gens à utiliser et profiter des objets qu’ils possèdent déjà au lieu d’en acheter des nouveaux ! » , lui-même qui finit par une question : « Quels sont ces objets les plus précieux pour vous et auxquels vous êtes le plus attaché? Qu’emporterez-vous en premier si vous êtes un jour forcé de quitter votre maison en cas d’une catastrophe naturelle ? Réfléchissez bien, car ce sont ces objets là qui racontent votre vie et qui vous êtes… »

Mais avant de répondre, suivez déjà mon conseil : Objectified , le film documentaire, Regardez-le !

BR

Objectified Poster

Tori Amos, toujours respectable.

Dimanche 7 juin 2009

ToriTori est encore repartie et revenue de Venus (les fans comprendront), cette fois plus mure, plus sexy mais moins mystérieuse.

Le nouvel album Abnormally Attracted to Sin a reçu beaucoup de mauvaises critiques, pourtant, Tori Amos mérite moins de dureté de la part de ceux qui la jugent. Mais on peut comprendre leur déception vis à vis de Tori, car le surenchérement marketing au tour de ses deux derniers albums a joué en sa défaveur. On a l’impression qu’elle s’est complètement détachée du piano et mis tout sur son image, resultat: Ceux qui ne la connaissent pas assez, diraient qu’elle en fait trop pour conserver plutôt la bouteille qui contient le liquide en négligeant le contenu, le précieux vin qui heureusement (pour elle et pour nous) se déguste mieux après quelques années, sans doute.

Tout cela pour dire que les critiques se sont peut être trop précipités pour parler de Abnormally Attracted To Sin. Comme toujours chez Tori, chaque chanson est d’une qualité exceptionnelle. On trouve des elements de Boys for Pele ou de To Venus and Back, mais chez une Tori Amos dans une version evoluée d’elle même, normal, 15 ans après.

L’album est bon en lui même, car il est le respectable produit d’une longue carrière artistique. Encore une fois, Tori montre que son talent n’a pas des bornes, elle continue d’expérimenter avec des nouveaux concepts, sauf que dans Abnormally Attracted to Sin, ce concept semble flou, inconstant, pas assez solide. Ce qui est dommage… mais pas grave, au moins pour ses fidèles et connaisseurs de l’appélation “Tori Amos”, eux qui savent comment déguster son vin, qui de toute évidence se boit mieux après quelques années de garde, le temps d’affirmer ses arômes.

BR


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