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vividkultur » 2008» mai

Archive pour mai 2008

Air, Moon Safari.

Jeudi 29 mai 2008

AirAir, Air, Air…C’est de la musique pour ceux qui aiment les voyages astrales, pour ceux qui aiment les vols à mi-hauteur, et sans turbulence. Pour les sensuels et pour les doux. Pour les amateurs de la basse et les petits sons computarisés tout mignons. Et ceux qui aiment les étoiles, comme Kelly. Avec Air, on watch the stars, on remember forever…Air make it easy to watch the world with love.

10 ans après, Air et son premier album Moon Safari est toujours un bijou dans ma collection de musique. Comment oublier Sexy Boy, le petit singe au corps d’athlète, mal rasé, bien habillé? C’est merveilleux de l’écouter à la maison quand on est bien chez soi le soir.

Aaah…moi aussi, un jour, je serai beau comme un Dieu!

BRR

Connaîs-tu son nom?

Lundi 26 mai 2008

Elle est toujours là, mais dès que le temps le permet, elle se baigne en plein air, elle est si belle. Vous l’avez certainement vu… mais peut être passée inaperçue, pourtant elle n’est pas loin…ça je vous l’assure. Quelqu’un l’a déjà admirée?

BRR

Irina Palm (de Sam Garbaski, England, 2007)

Lundi 26 mai 2008

Une chanteuse rock (Marianne Faithful) reconvertie en actrice à l’âge de 63 ans ? Cela demande à être vu.
IrinaPalm Les apparences sont trompeuses. La preuve : le film commence en présentant un ciel morne, des maisons au style anglais, certes, mais sans prétention, et une musique désespérante de tristesse. Ce début porte la marque du « film d’auteur » dans tout ce que cela peut avoir de compliqué, de lent, et de très peu exaltant.
C’est là ce qu’on appelle du cinéma exigeant. C’est l’opposé direct des débuts de films hollywoodiens qui vendent avec force enseignes lumineuses, une musique de mélodrame et une exagération de ton l’histoire que l’on s’apprête de voir.
Mais ce type de film, précisément, n’est pas un produit : aucun glamour, aucune retouche sur la réalité, et les protagonistes, eux, appartiennent à la classe ouvrière. Si le début peut donc rebuter les amateurs de « Spiderman »ou « King Kong », le meilleur vient ensuite et il vaut amplement la peine qu’on s’est donné à passer la première étape.
Cette étrange histoire d’une mère dont le fils a épousé une femme qui la déteste. L’enfant du couple est gravement malade. La famille a quatre semaine pour trouver l’argent qui paiera son opération en Australie. Bien malin celui qui saura deviner comment sa grand-mère s’y prendra pendant que son fils mange des céréales devant sa télé…

DNS

Site officiel du film

13m2. (de Barthélémy Grossmann, France, 2007)

Lundi 26 mai 2008

Que feront José, Farouk et Réza des 2 millions d’euros dérobés à un fourgon blindé ? Cachés dans une planque de 13m2, ils suivent la tactique de Farouk : ne pas « cavaler », mais restés cachés et se couper du monde extérieur. Le film présente un Paris sans son image de ville-lumière, un Paris sans Tour Eiffel. Tandis qu’une BMW circule dans un terrain vague, les graffitis rappellent la présence du genre humain: pas de doute, il y a de la magouille dans l’air.
Les trois lascars cherchent à s’en sortir, l’un pour s’enfuir avec son amie vers une vie meilleure, l’autre vers un flash d’héroïne sans fin et le troisième… Mais à quoi bon aller voir le film si vous connaissez le sort du troisième? Les trois compères risquent plus qu’ils ne le croient: l’un la relation avec la femme qu’il aime, l’autre n’a plus d’appétit, tandis que le troisième perd toutes ses chances en ayant fait confiance à un ami.

DNS

Regardez la bande annonce ici (YouTube)

Philip Glass. GlassWorks.

Lundi 26 mai 2008

glph Comment est-ce que la musique transforme l’instant vécu?

Je l’ai dit avant quand j’ai posté sur le LSRE: quand on n’est pas musicien professionnel il y a seulement une manière d’écouter: la “sentir”, la sentir au sens sensuel du terme. Si, dans un premier temps, les sons arrivent à trascendre dans nos sens après passer par nos nos oreilles (cad, s’ils nous plaisent), alors on vit la musique dans un ou plusieurs etats de vie. Philip Glass, on l’écoute de cette façon, comme une boucle permanente dans laquelle les sens sont éveillés et receptifs, car les sons sont aussi vivants que nous, ils nous trascendent.
Chez Glass on trouve comme un principe, la musique d’accompagnement, d’ailleurs il est l’auteur de plusieurs soundtracks pour des films bien ou pas connus, ou encore des pièces de théâtre. Glass, s’adresse à l’oreille éclectique, aussi bien qu’à l’oreille très précise: Imaginons la musique qui accompagne l’instant quand un t-shirt tombe d’un placcard, mais le t-shirt est rose, tout le placcard est noir, et les autres vêtements à l’intérieur sont verts. Moi j’ai même fait ma vaiselle en écoutant du Glass. Soudainement, c’était moins pénible.
Mais comment cela se fait que des sonorités, minimalistes et repetitives produisent une musique qui va à l’encontre du caractère doctrinal de la musique classique? Et plus encore, comment est-ce possible qu’elle soit cataloguée comme “art” ou comme musique académique, faisant donc partie de l’élite de l’art cultivé et au même temps être accessible au public? Je pense que tout va dans le sens d’une reinvention, technique et esthétique. Si je metais de la musique à mes rêves, je ferai en sorte qu’elle m’invite à continuer le rêve, un rêve de joie, de frustration, de tristesse, mais un rêve qui continue même après que le rêve soit finit, pour qu’il reste vivant.
BRR

Steve Reich. Sextet-Piano Phase-Eight Lines, London Steve Reich Ensemble

Lundi 26 mai 2008

Je suis de loin une experte en musique contemporaine, mais j’ai fait une découverte d’un monde musicale à part entière, un monde dans lequel on ne comprend pas toujours ce qu’on est en train d’écouter, en tout cas quand on n’est pas musician…Alors, en tant que simple spectatrice ou auditrice, je ne peux que me contenter d’essayer de dégager des impressions, et ceci veut dire ouvrir les sens, n’est ce pas?
Les musiciens du London Steve Reich Ensemble produisent des sons magnifiques en s’inspirant de Steve Reich, grande figure avant-gardiste Américaine de musique contemporaine.
La musique du cd début du London Steve Reich Ensemble comprend des pièces choisies qui ont vingt ans ou plus d’existence, et qui évoquent avec finesse une victoire du moment présent. C’est phénoménologique. C’est existentiel. C’est l’éternel recommencement de l’instant vécu, transformé dans sa continuité. C’est l’action en elle même.
Voilà une musique qui ne vise pas ni un esthétisme ni un sentimentalisme comme but ultime, mais qui se réfère aux rythmes de la vie elle même, avec ces joies et ses tristesses, mais surtout à sa continuité dans le temps, à sa constance, et même, à la monotonie de la vie moderne.
Dans Sextet, j’ai été prise par la main, invitée à vivre la vie de tous les jours, avec toutes ses variations et contrastes. Dans le Piano Phase, c’est l’instant où même les sentiments deviennent une agréable habitude. Une façon de vivre. Un sorte d’état constant et changeant à la fois, mais dans la même direction, suivant un rythme unique, tout comme la vie.
Finalement, Eight Lines, pressée par vivre, s’arrête au moment présent, laissant apparaître la beauté qui anime la vie. Une beauté que marimba, piano, clarinettes et autres instruments à cordes font vibrer d’une toute unique manière. Beau et vibrant!
BRR

Ecouter sur MySpace : London Steve Reich Ensemble

Regina Spektor, Soviet Kitsch

Lundi 26 mai 2008

Oh, la petite Regina! Petite poupée Russe… une Russ-Américaine que j’aime bien. J’adore même. En l’écoutant sur Soviet Kitsch on est content d’être vivant.

RSK

Regina Spektor, compose, écrit, chante et joue ses chansons, elle appartient à la scène Newyorkaise anti-flok et indie. Très douée en ce qu’elle fait, son repertoire de chansons contient du rock, du bleus, du jazz…tous en une fois, avec ses variations imprévisibles de la voix, et ses jeux de mots.
Elle a été plusieurs fois comparée à Tori Amos –parce qu’elle aussi joue du piano-, avec Fiona Apple –par son côté cabaret-, ou encore Kate Bush ou même Björk –par la voix. Mais Regina, une fois on l’a écouté, on comprend vite qu’elle est unique dans son genre. Les compositions au piano, elles sont plutôt simples, mais conjuguées avec sa voix et ses paroles, Regina fait preuve d’une intensité orchestrale avec seulement deux instruments, piano et voix.
Et ses paroles! Fortes, émotionnelles, sincères et intelligentes, Regina est une femme enfant qui raconte des histoires complètement spontanées.
Je craque pour : The Flowers, inspire la plus belles des angoisses, un désir profond, une douce clameur harmonieuse de notes qui demande à « garder ces choses que j’ai aimé ». Chemo Limo est une combinaison d’un rêve depressif en toute bonne humeur (This shit is making me tired…you know, I plan to retire some day!). Et puis, Us (le tube), petite chanson gallopante aux si jolies paroles bien structurées avec un jeu de cordes arrangés par Mademoiselle. Bref, pas de doute, Regina est superbe.
BRR

Franz Schubert, Piano Sonates. Par Alfred Brendel.

Dimanche 25 mai 2008

BrendelAh…si l’hymne universel et atemporel à la beauté avait été composé dans l’histoire, ce serait sans doute fait par Schubert!
Le piano s’impose, certes, mais sans aucun limite autre que l’excellence et l’harmonie nécessaires pour jouer ses pièces, et sans parler du talent, talent qu’Alfred Brendel, le surdoué pianiste d’origine tchèque exerce de façon presque hypnotique. Il suffit de l’écouter pour s’en rendre compte. On est hypnotisé comme si on avait le personnage devant les yeux.
Avec mon faiblissimo quasi religieux pour le molto moderato de la D. 960 (une pièce pour laquelle on attribue à Brendel une appropriation personnalisée), je craque, je craque! larmes aux yeux, les mains l’une sur l’autre, et sur la poitrine. Ces mains sont inquiètes, je ne sais pas si je dois applaudir à la fin ou me contenter de simuler le piano sur la table ou sur un mur (sûrement pas avec la même dextérité des doigts…) pendant que j’écoute, car plus je l’écoute, plus je me sens complètement possédée par la musique.
Mon Dieu que c’est beau et je dis bien : Dieu, parce que ce sont seulement les Dieux qui savent créer autant de beauté!
BRR

The Banishment (”Izgnanie”, Russie, 2007)

Dimanche 25 mai 2008

Voilà un film pas comme les autres…

izgnanie
The Banishment (ou, Le Bannissement, en français), un titre qui décrit en un mot ce qui se passe dans la vie d’une famille Russe. Il raconte l’éloignement latent et drastique entre des personnes qui sont supposées s’aimer.
Les personnages font tous penser à une histoire déjà ancienne. Et ils la pensent. Ils renferment chacun un monde intérieur que l’on s’efforce d’essayer de comprendre à travers leur regards, leur respiration, leur mouvements, et leur dialogues, courts et froids.
Les acteurs sont d’une naturalité irréprochable. Les scènes, elles sont magnifiques. On voit des plans au large, des couleurs splendides, des sons imposants.
Il y a beaucoup d’éléments concrets qui reviennent en permanence dans le film: le vent, l’eau, le bois, le ciel ouvert, et un arbre qui représente d’une certaine façon, un repère existentiel. Mais c’est sans doute silence qui s’impose, un silence tendu qui envahit les dialogues, dialogues qui deviennent parfois sporadiques. Le son de l’action est intense, fort, vivant.
On a l’impression que ce sont les images qui viennent s’ajouter…aux sons, mais aussi au silence, car lui aussi est fort, surtout quand on voit bien qu’il veut se faire entendre.
Chose curieuse, mais non moins agréable, la musique n’accompagne presque jamais les scènes, à exception des instants dans lesquels on sent l’émotion monter, que ce soit la colère, la déception ou un autre mistérieux sentiment quelconque qui pourrait se cacher derrière un geste presque imperceptible…
Le film est long: Deux heures et demie pendant lesquelles ils se passent des choses profondes mais impalpables. On se demande comment cela peut bien finir, surtout pendant presque la première moitié du film. Je rejoigne les autres reviews qui parlent de ce film comme un film sur les non dits dans l’amour, et comment ces non dits peuvent amener à la destruction totale de ceux qu’on aime, mais aussi de soi même.
BRR


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