La Mouette, quatuor d’après Anton Tchékhov
Nous sommes humains et que des humains, c’est bien pour cela que nous sommes imparfaits et vulnérables.
La mise en scène, simple, extrêmement sobre, mais qui interpelle et centre les quattre personages sous une vue directe. J’étais très surprise de voir une scène inclinée vers le public, mais dans le théâtre de l’Orangerie qui est assez petit, la position convenait parfaitement…
L’argument, l’adaptation deviennent contamporains, proches. Les dialogues sont naturels et expriment une décadence profonde…tristesse et dépression, morbidité, sursauts sexuels, recherche de soi, lamentations et tendresse. Un trou existentiel duquel on aimerait bien sortir…un trou d’impuissance et d’obscuritée monoculaire, carré, enfermée, menaçante même.
Cette pièce revèle un très intense sentiment d’insatisfaction, de la profondeur et du sérieux. Des questions et encore de questions, des conclusions d’une vie qu’on voit en petite malgré des rêves de grandeur, si petite car elle n’a plus d’espoir.
BRR
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