On a beaucoup entendu parler du danger du métier de journaliste depuis l’arrivée des journaux gratuits en masse.
La qualité du contenu de journaux serait compromise par une pratique journalistique trop déterminée, selon les experts, par les besoins économiques des éditeurs.
A la place de sujets approfondis, on aurait une multitude de petits articles, repris de dépêches d’autres journaux, mais surtout d’internet.
Le public choisit ses sources d’information écrites, d’un côté on a les journaux gratuits, d’un autre côté on a l’internet avec Google et les blogs. Deux sources d’information différentes parfois complémentaires.
Tout d’abord faudra-t-il se poser la question sur ce que le public demande et deuxièmement considérer le rôle des journalistes comme les détenteurs de la parole ultime, ou plutôt, ceux qui ont la responsabilité d’offrir au public l’information qu’il est censé de savoir. Lire le reste de cet article »
YouTube est génial, mais vous le saviez déjà. C’est LE dépôt par excellence de la culture pop, parfois du matériel inutile, et parfois le lieu de diffusion des productions qui laissent apparaître un talent authentique. Il contient également une véritable collection de longues séquences particulièrement intéressantes pour la gente geek.
Si l’on considère que la chronologie de l’Internet est d’environ 40 ans, YouTube est encore un bébé, mais il salue le média qui l’a nourri de contenu, fait grandir et devenir célèbre : la TV. Plus particulièrement celle des années 80, quand le développement d’Internet fait objet des news télévisés.
Les vidéos suivantes (s’avèrent très éducatives, quoi que, un peu bizarres mais drôles quand même), sont à la base des enregistrements télé en 8mm et Betamax (ndlr: je ne connais plus personne qui possède ces appareils…), désormais, grâce à des passionnés collecteurs, ils sont accessibles à n’importe qui ayant une connexion Internet, ils fournissent des images souvent amusantes, parfois effrayantes, de comment nous étions auparavant…avant d’être là où nous sommes aujourd’hui.
1981: Le journal électronique.
On voit M. Richard Halloran, présenté tout simplement comme quelqu’un qui « possède son propre ordinateur à la maison » (ndlr : comme si avoir un ordinateur chez soi était quelque chose de surprenant, en quelque sorte, ce l’était à l’époque). Il nous montre comment il obtient le journal en connectant l’auriculaire de son superbe téléphone à disque rouge au terminal téléphonique pour ensuite composer un numéro spécial. En même temps, à l’autre bout du fil, un autre terminal reçoit la demande et des personnes envoient par le même moyen une copie électronique du journal que M. Halloran reçoit sur l’écran de son ordi. Il ajoute qu’on a la possibilité de lire le journal mais aussi de le copier et sauvegarder sur le disque dur…wow. Mais les vendeurs de journaux papier n’ont pas à s’inquiéter de la concurrence du journal électronique, affirme la présentatrice, car ce dernier mettrait entre une ou deux heures à parvenir à l’usager, et le service coûte entre autres $5/h.
1969: L’imaginaire d’un futur “très” lointain, le shopping sur internet.
Dans le monde de demain –disant-on à la fin des années 60- les femmes seront capables d’utiliser les ordinateurs, mais pas les cartes de crédits.
Ici on voit Madame, elle zappe image après image sur ce qui ressemble à une bibliothèque de fichiers sur une base de données, pendant qu’elle choisit celles qui lui plaisent. Ah, et pas question de trop se distraire et laisser les enfants seuls sans surveillance ! Pour garder un œil sur eux, la console sera dotée d’un écran lié à une camera prévue à cet effet.
« Ce que Madame choisit dans sa console » dit le narrateur, « Monsieur le payera depuis sa console à lui».
Monsieur reçoit la facture et il n’a pas l’air très amusé, mais il procède au paiement direct par ordinateur. Il est évident que l’homme doit contrôler les dépenses de Madame, sinon, elle risque de devenir trop dépensière. Il a l’accès au « e-checkbook », parce que même si Madame utilise l’ordinateur, c’est lui qui maîtrise les mathématiques.
1988: L’attaque d’un virus exterminateur.
Aujourd’hui, avec le software anti-virus preinstallés dans la plupart d’ordinateurs, la même chose nous paraîtrait banale. Mais ce jour-là, c’était un drame selon les news : « C’est arrivé au MIT* durant la nuit. Les étudiants se portent bien, mais pas leurs ordinateurs ». En contraste avec le ton exprimé par le journaliste, les nerds moustacheux et boutonneux du MIT ont l’air plutôt excités par le challenge que l’attaque informatique représente pour eux…
« On pense que le virus a été lancé exprès pour qu’il se propage lentement pour ne pas être repéré facilement » dit un spécimen IT, particulièrement intéressant.
Le professeur Mathew Broderick attribue l’acte criminel à un étudiant…un très bon étudiant qui serait depuis sa chambre à expérimenter des nouveaux trucs. Bravo à l’étudiant, désormais, le futur lui appartient.
*Massachussets Institute of Technology
2009: The Internet, is a less than a physical space.
Pour finir ce petit parcours, “Three Rules of the Internet,” une vidéo par Jonathan Mann, et qui fait partie d’un projet (ndlr : oui, encore un de ces projets sur YouTube) dans lequel il écrit une chanson par jour pendant un mois ou quelque chose du genre. C’est chou.
**Cet article a été litérallement traduit de l’article en Anglais: “YouTube, tell us of this thing called ‘Internet‘”, écrit par Helen A.S. Popkin, apparu sur msnbc.com, en février 2009. Voici, le lien. Je précise que la traduction que je mets sur ce site est soumise à des interprétations personnelles de ma part.