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Jane Eyre, for women, by women.

Mardi 10 mars 2009

“Women are supposed to be very calm generally: but women feel just as men feel; they need exercise for their faculties, and a field for their efforts as much as their brothers do; they suffer from too rigid a restraint, too absolute a stagnation, precisely as men would suffer; and it is narrow-minded in their more privileged fellow-creatures to say that they ought to confine themselves to making puddings and knitting stockings, to playing on the piano and embroidering bags. It is thoughtless to condemn them, or laugh at them, if they seek to do more or learn more than custom has pronounced necessary for their sex.”

Ces mots, tirés du chapitre 12 d’un roman de Charlotte Brontë publié en 1847, n’ont sûrement pas été évidents pour n’importe quelle femme, même instruite, surtout parce qu’ils enferment un peu de rebellion. Mais c’est de cette façon qu’une femme lettrée donne vie à Jane Eyre, une héroïne solitaire, rebelle, forte et intelligente. Le 19ème siècle littéraire était caractérisé par un romantisme émergeant, et plus particulièrement dans le regard littéraire sur les représentations de l’amour et la vie individuelle, très influencés d’ailleurs par la litterature française. La pasion, la jalousie, l’amour plus fort que tout, la recherche du sens profond, tout cela on le voit très très bien dans Jane Eyre.
Le roman a inspiré plusieures versions cinématographiques, moi j’en retiens celles de 1983 et la plus récente, en 2006, par la BBC, qui a aussi la qualité d’avoir été dirigée par une femme (Susan White). Je trouve personnellement que cette dernière est d’avantage chargée d’émotions, je la préfère à la première qui a tout de même le mérite de l’avoir largement inspirée…
Une Jane Eyre (Ruth Wilson) attachante, un Edward Fairfax Rochester (incarné par Toby Stephens) particulièrement charmant, fort et sensible à la fois, le scénario magnifique, l’adaptation du roman en mini-série de 4 épisodes veut vraiment la peine, on est pris par l’histoire et on ne sent pas la longueur.
L’histoire de Jane Eyre peut se faire en deux lectures, l’une romantique par la richesse et la beauté de l’histoire émouvante, et une deuxième, historique, pour comprendre la condition de la femme et comment elles se transforment au cours du temps.

“I care for myself. The more solitary, the more friendless, the more unsustained I am, the more I will respect myself.” Ch. 27.
Jane Eyre BBC

BRR


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