Ah…si l’hymne universel et atemporel à la beauté avait été composé dans l’histoire, ce serait sans doute fait par Schubert!
Le piano s’impose, certes, mais sans aucun limite autre que l’excellence et l’harmonie nécessaires pour jouer ses pièces, et sans parler du talent, talent qu’Alfred Brendel, le surdoué pianiste d’origine tchèque exerce de façon presque hypnotique. Il suffit de l’écouter pour s’en rendre compte. On est hypnotisé comme si on avait le personnage devant les yeux.
Avec mon faiblissimo quasi religieux pour le molto moderato de la D. 960 (une pièce pour laquelle on attribue à Brendel une appropriation personnalisée), je craque, je craque! larmes aux yeux, les mains l’une sur l’autre, et sur la poitrine. Ces mains sont inquiètes, je ne sais pas si je dois applaudir à la fin ou me contenter de simuler le piano sur la table ou sur un mur (sûrement pas avec la même dextérité des doigts…) pendant que j’écoute, car plus je l’écoute, plus je me sens complètement possédée par la musique.
Mon Dieu que c’est beau et je dis bien : Dieu, parce que ce sont seulement les Dieux qui savent créer autant de beauté!
BRR