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Shopping vous dites ?

Mardi 30 mars 2010

Cette fois je vais vous parler un peu de cette merveille made in USA appelée ETSY.

Pour ceux qui ne le savent pas encore, je vends mes créations de bijoux artisanales en ligne sous mon propre label, L’Indécise Bijoux Uniques, et c’est sur Etsy que cela se passe!

Quoi, quand, comment?
Fondé en 2005, Etsy est devenu rapidement une révolution de créativité à l’échelle mondiale, je n’exagère pas. Si vous êtes familier avec Ebay, alors vous allez rapidement comprendre Etsy : on met en ligne ce que l’on veut vendre et Etsy touche un petit pourcentage pour chaque annonce et chaque transaction conclue. Mais attendez un peu : Etsy est TRES différent de Ebay.
Tout d’abord, il n’y a pas d’enchère sur Etsy, car les prix et les conditions de vente sont définis par le vendeur. Deuxièmement, Etsy est un site pour les créateurs, Etsy est une vitrine mondiale des objets *faits main* par des créateurs indépendants qui veulent vendre leurs objets. Contrairement à Ebay, Etsy s’est donné la tâche de « chasser » tous les producteurs d’objet en masse !
C’est une réinvention du marketing : c’est du micromarketing et qui fonctionne sur la base d’une communauté virtuelle où la relation entre vendeur et acheteur se réinvente complètement.

Le contexte socio-économique.
Sociologiquement parlant, la tendance du « handmade » s’est renforcée avec la crise économique mondiale, où plusieurs personnes se sont trouvées du jour au lendemain sans emploi, plusieurs d’entre eux se sont quelque part rappelé de leur créativité et ils se sont mis à créer de choses avec sa seule et unique force de production : leur mains !
Les temps de crise sont favorables à la créativité, nous dit l’histoire, je le pense aussi…
Cela dit, la crise n’est pas la seule raison de l’explosion du handmade sur internet, mais on ne peut nier que le bouleversement économique a certes généré des changements dans les mentalités chez les gens.
Le mouvement handmade, -souvent accompagnée d’un souci également écologique- est en partie dû au fait que les gens ressentent de plus en plus le besoin d’acquérir des objets exclusifs, des objets faits pour eux, des objets qui ont une histoire et don’t on peut tracer l’origine, et qui en plus, sont souvent moins chers que dans les commerces de masse.

“Travaillez le double ? Oui, mais pour soi”, dit-elle.
Un autre aspect du mouvement handmade est la forte proportion de femmes créatrices. On pensera au premier à toutes ces femmes au foyer qui ont trouvé leur mine d’or et de satisfaction personnelle tout en faisant ce qu’elles aiment tout en élevant leurs enfants, ce genre d’histoire est typique dans Etsy. D’autres se contentent d’avoir une petite activité sympa d’appoint.
Mais il y en a aussi celles qui ont une carrière professionnelle, dans Etsy Success Quit your Day Job Stories on en voit certaines qui se sont dites :
J’en ai marre de mon boulot de secrétaire administrative, je vaux plus que ça ! alors un jour j’ai quitté mon travail à plein temps pour me consacrer à 100% à mon propre business online, je travaille de 6 heures du matin jusqu’à minuit sept jours sur sept, mais j’ai jamais été aussi heureuse parce que je fais ce que j’aime ! » On en trouve qui sont devenues indépendantes, mais pas à n’importe quel prix car maintenir un shop Etsy qui marche, c’est dur boulot.

Communauté.
Et puisque on est entre femmes, certaines théories sociologiques et évolutionnistes disent que les femmes fonctionnent en communauté, la communauté, serait le terrain par excellence des femmes. Mais dans un environnement global concurrent, même en communauté, c’est très difficile de rester visible.
On l’a compris, la concurrence existe bel et bien sur Etsy, et elle est très rude. C’est pour cela que les vendeurs fonctionnent mieux en tant que communauté que comme des individus. Les vendeurs sont à la fois des acheteurs.
Et les acheteurs sont parfois des vendeurs. Que l’on soit l’un ou l’autre ou les deux, Etsy semble même rendre accro, et c’est probablement pour cette raison que cela marche aussi bien.

Le succès de Etsy repose énormément sur le fait que les membres sont continuellement incités à participer aux différentes possibilités qui dynamisent la communauté : thèmes, sujets actuels, saisons, couleurs, pays, fêtes, vacances, la possibilité de devenir curateurs, et j’en passe. Sans compter qu’il regroupe un trésor en créateurs talentueux autour du monde entier. A ceci s’ajoutent bien évidemment d’autres points forts tels que le design du site, le langage employé, le support en continu aux vendeurs et la façon de séduire aux acheteurs externes.

Invention, networking, handmade, self employed, creation, creativity, sales, voilà en Anglais les mots clès pour décrire Etsy.

Si vous ne connaîssez pas encore, allez faire un petit tour, vous n’allez pas revenir deçu(e)!

L’Indécise - Mon shop sur Etsy, c’est ici.

Le blog en Français de Etsy, par ici.

Journalistes: La loi du plus flexible dépasse la loi du plus fort.

Dimanche 10 janvier 2010

Transition

On a beaucoup entendu parler du danger du métier de journaliste depuis l’arrivée des journaux gratuits en masse.
La qualité du contenu de journaux serait compromise par une pratique journalistique trop déterminée, selon les experts, par les besoins économiques des éditeurs.
A la place de sujets approfondis, on aurait une multitude de petits articles, repris de dépêches d’autres journaux, mais surtout d’internet.
Le public choisit ses sources d’information écrites, d’un côté on a les journaux gratuits, d’un autre côté on a l’internet avec Google et les blogs. Deux sources d’information différentes parfois complémentaires.

Tout d’abord faudra-t-il se poser la question sur ce que le public demande et deuxièmement considérer le rôle des journalistes comme les détenteurs de la parole ultime, ou plutôt, ceux qui ont la responsabilité d’offrir au public l’information qu’il est censé de savoir. Lire le reste de cet article »

Et un jour la petite poupée devient femme… elle devient Barbie.

Samedi 1 novembre 2008

Il y a pas mal d’années, un jour ma mère arrive à la maison avec un cadeau: une poupée blonde aux yeux bleus dans une boîte rose, elle avait des seins enormes et portait des hauts talons. D’ailleurs elle en avait deux paires. Du jour au landemain, ma poupée préférée est passsé de l’enfance à l’âge adulte. C’était une révolution. Et moi j’ai été séduite.

Depuis ce jour, je m’arrachais les Barbies comme toutes les autres petites filles de mon âge que je connaissais. Il y avait un effet de mode très fort.

Le slogan “We girls, can do anything like Barbie!” ou de l’espagnol : “Lo mio es Barbie! ” (Nous les filles pouvont tout faire comme Barbie / Mon truc, c’est Barbie -respectivement), supposait déjà un fort sentiment d’affiliation, un effet d’identification. Barbie est devenue l’image iconique d’une femme qui n’étais pas seulement belle, mais qui savait tout faire et avec du style, toujours impécable, toujours à la mode. D’ailleurs, selon mes souvenirs elle était la seule poupée qui avait tout, elle était parfaite, puisque le mot pétasse n’existait pas dans nos têtes, forcément la plus belle est aussi la plus gentille. Elle était une princesse, une top modèle, elle avait des amis, des vacances, des maisons, des voitures, des chiens, des cheveaux, des habits nouveaux, et tout ce qu’on peut imaginer, mais surtout elle avait Ken à ses pieds (l’homme de sa vie).

Aujourd’hui je pense que c’est par son caractére de perfection que Barbie était révolutionnaire à l’époque, déjà en 1960 Barbie était une “poupée de nouvelle génération”. Les petites filles de mon époque, c’est à dire de 1980 (années dans lesquelles j’ai été introduite à la poupée), sommes bousculées presque imperceptiblement de la poupée bébé maman à la poupée femme épanouie sans transitions, sans explications.

Que de mieux comme stratégie marketing pour des futures acheteuses compulsives (ou de futures pétasses)?

Mais Barbie avait sans doute un bug.

Aujourd’hui je dirais qu’elle est un peu trop socieuse de son apparence et a une tendance absurde à abuser du rose, j’apperçois aussi son Ken comme un clown, ou dans le meilleur des cas, comme l’un de ses nombreux accessoires. Mais Ken est aussi l’homme parfait n’empêche… on lui a enlevé tout trait de virilité machiste, il était déjà à l’époque le pionnier des futurs métrosexuels. Il avait le physique d’un mec mais les habitudes d’une fille, car il faisait tout comme Barbie: il l’accompagnait, il mettait aussi du rose et se faisait relooker, toujours disponible, toujours souriant, toujours à ses côtés et surtout pour la mettre en valeur, sa belle Barbie.

On avait un couple parfait dans un monde parfait (I’m a Barbie girl, in a Barbie world, life in plastic, is fantastic!) D’un côté, des fabricants offrent un couple adulte jeune avec des atouts sexy (pour jouer avec), mais celles qui jouent ce sont des petites filles. A vrai dire je n’ai pas tardé à comprendre l’aspect sexuel de la chose.

Alors Barbie, était une sorte d’entraînement pre-pubère pour le futur post-adulte (conspiration trascendentale)??

Non. Le marketing c’est n’est pas de l’ingénierie sociale, c’est plutôt le reflet de cette dernière. Ce que le marketing sait faire de mieux est de fabriquer des faux rêves dans une société hypocrite. Honnêtement, je ne trouve pas de mal à tout cela. En l’occurrence, les femmes veulent être parfaites et les femmes cherchent l’homme parfait. Le marketing a seulement pu inventer la poupée parfaite. Les petites filles ont trouvé Barbie et Ken, ils ne veiellissent jamais. Et tout le monde est content!

And now…

Petit retour en arrière à travers des images!

C’est facsinant de voir cette vidéo du début des années 60, une dixaine d’années avant la revolution sexuelle en Occident. On s’apperçoit de l’évolution progressive de Barbie comme reflet par excellence de l’idéal de femme épanouie.

Une finale heureuse est une finale avec un marriage, même dans un commercial. Tendance américaine?

La jeunesse de Barbie et la fraîcheur de Ken, prometeurs d’un avenir prospère pour l’entreprise Mattel. Encore plus fascinant, ce commercial très persuassif introduissant la panoplie Barbie pour l’année 1972, après la revolution sexuelle et en couleur…Cette fois-ci, ça ne finit pas par un marriage.

BRR


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